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27 nov. 2017 | Temps de lecture estimé: 7 minutes |
Independantisme Flandre

La Flandre en quête d'indépendance

La Flandre en quête d'indépendance

Le cas de la Catalogne n’est pas isolé et l’Europe risque de le voir se répéter.

Tous les pays européens ont les yeux braqués sur la Catalogne depuis le référendum du 1er octobre. Des observateurs attentifs mais passifs, prenant soin de n’intervenir à aucun moment dans les troubles qui secouent la région espagnole, si ce n’est pour manifester leur soutien au gouvernement de Madrid.

Ce manque d’enthousiasme vis-à-vis d’une potentielle séparation entre l’Espagne et la Catalogne est facile à comprendre quand on regarde attentivement chacun de ces pays européens en proie eux-mêmes à des mouvements indépendantistes. Craignant une forme de contagion, l’Europe préfère dire non à la Catalogne.

Jetons dès lors un oeil à ces autres régions européennes qui rêvent tout comme la Catalogne à plus d’autonomie ou même carrément à une indépendance pure et dure. Dans cet article, c’est à la Flandre que nous allons nous intéresser.

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Aussi petite que soit la Belgique, elle possède également dans ses rangs des indépendantistes. Plus encore, le parti séparatiste belge fait partie de la coalition au pouvoir en ce moment! De quoi semer la discorde au sein même du gouvernement…

La N-VA, Nieuw-Vlaamse Alliantie, est un parti flamand revendiquant l’indépendance de la Flandre, une des trois régions belges. Sa popularité est assez grande, à un point tel que le parti a remporté les élections législatives de 2014, réunissant 20,36% des voix. Même si sa présence au gouvernement a atténué son discours séparatiste, la N-VA ne rate pas une occasion pour rappeler ses souhaits d’indépendance pour la Flandre.

Le conflit en Catalogne a d’ailleurs permis aux indépendantistes flamands des sorties médiatiques très controversées, remettant leur préoccupation première sur le devant de la scène.

Histoire de la région

Contrairement à l’Écosse, la Flandre n’a jamais connu de réelle indépendance. En effet, cette dernière à partir de 1384 se retrouve intégrée aux Pays-Bas Bourguignons. Jusqu’à l’indépendance de la Belgique, en 1830, la région flamande et le reste du plat-pays se retrouveront successivement sous la domination espagnole, autrichienne et française.

Alors que la Belgique est créée en 1830, les Flamands vont se sentir mis de côté, notamment au niveau linguistique. C’est ainsi que naît un mouvement flamand qui vient revendiquer la reconnaissance du néerlandais comme langue nationale belge (ce qu’il a réussi à obtenir). Mais le français restera tout de même, pendant de longues années, la langue de la bourgeoisie.

Pendant la première guerre mondiale, les soucis linguistiques sont tels que les soldats ont beaucoup de mal à comprendre les officiers issus de la bourgeoisie. Cela engendre le “Frontbeweging” (mouvement du front), sur lequel se base notamment le nationalisme flamand en Belgique.

La Belgique revendiquant son indépendance
La Belgique a obtenu son indépendance en 1830

L’indépendantisme dans la région

Pendant l’entre-deux-guerres, se créent le Verdinaso,en 1931, et le Vlaams Nationaal Verbond (Ligue nationale flamande) en 1933 qui ont pour but de créer un Etat flamand indépendant. Ces 2 mouvements vont collaborer énormément avec les nazis au cours de la seconde guerre mondiale, ce qui vaudra aux cadres de ces organisations de finir sous les verrous une fois la guerre terminée.

Un nouveau parti politique voit le jour en 1954, la Volksunie. Cette organisation flamande va connaître un succès presque immédiat qui lui permet de rentrer rapidement dans la vie politique belge. Mais le parti alliant des tendances à la fois séparatistes et fédéralistes, finira par être démantelé en 2001. Ses membres rejoignent alors différents partis répondant pour certains plus à leurs attentes indépendantistes, comme le Vlaams Blok (actuel Vlaams Belang) ou encore la N-VA .

Le parti, ancêtre de la NVA
Le parti flamand "Volksunie" a vu le jour en 1954

Entre temps, la région a obtenu un plus grand degré d’autonomie avec la création d’un Conseil flamand en 1980, qui prendra le nom de “parlement” dès 2005. Petit à petit, cette assemblée se voit attribuer de plus en plus de compétences au vu de la montée des partis nationalistes flamands.

En effet, de 2004 à 2009, le Vlaams Belang est le deuxième parti de Flandre avec des scores aux élections particulièrement bons. Le parti de droite populiste prônant le nationalisme flamand a un discours toutefois trop extrême qui ne répond pas toujours aux attentes des Flamands qui lui préfèrent la N-VA.

C’est en 2010 que la N-VA commence à faire parler d’elle et à effrayer les autres partis belges après son succès flamboyant aux élections législatives fédérales. Son emblématique leader Bart De Wever est alors élu sénateur. Mais l’arrivée en tête du parti nationaliste flamand mène le pays dans une crise politique sans précédent puisque la Belgique restera sans gouvernement pendant 541 jours, les partis n’arrivant pas à se mettre d’accord.

Les indépendantistes se retrouvent alors dans l’opposition mais leur cote de popularité ne diminue pas pour autant. C’est ainsi qu’en 2014, après encore une fois avoir gagné les élections, ils forment un gouvernement avec un parti francopohone et deux autres partis flamands, toujours en fonction à ce jour.

Bart De Wever, l'emblématique président de la NVA
Victoire du parti nationaliste flamand aux élections de 2010

Situation Actuelle

Aussi surprenant que ce soit, à ce jour, la Belgique est en partie dirigée par une organisation politique qui se bat pour son démantèlement. Bien que la N-VA prône pour le moment le confédéralisme, le parti vise à terme une séparation pure et simple de la Flandre par rapport à la Wallonie.

Selon les derniers sondages, datant de septembre 2017, la N-VA reste le premier parti de Flandre, grâce à ses 30,2% d’intentions de vote. La présence au gouvernement du parti et son discours plus modéré n’a donc pas porté atteinte à sa popularité.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, même si le parti nationaliste flamand est en tête dans les sondages, le séparatisme n’est souhaité que par une minorité de personnes au Nord du pays. Qui plus est, les sondages sont de bon augure pour l’avenir du pays puisqu’ils montrent que l’indépendantisme est deux fois moins fort chez les plus jeunes.

Il est quand même important de souligner que même si le parti nationaliste flamand compte à son actif plusieurs ministres et secrétaires d’Etat, il ne se gêne pas pour parfois aller à l’encontre des prises de décision gouvernementales comme ce fut le cas en ce mois d’octobre dans le cadre du conflit catalan.

Les nationalistes flamands ont apporté leur soutien à la Catalogne
Les nationalistes flamands ont montré beaucoup de sympathie vis-à-vis des Catalans

Prise de position par rapport au conflit catalan

Même si le premier ministre belge a condamné les violence policières qui ont eu lieu pendant le référendum et a fâché le gouvernement espagnol lors d’une de ses prises de paroles, le chef du gouvernement du plat pays s’est empressé de clarifier sa position et d’affirmer que lui et ses ministres soutenaient Madrid.

Pourtant, on ne s’est pas gêné en Belgique pour montrer son soutien aux indépendantistes catalans et ce, même au sein du gouvernement. En effet, les membres du parti nationaliste flamand (N-VA) ont vu dans ce conflit une opportunité de mettre en avant la cause qu’ils défendent, à savoir l’indépendance de la Flandre.

Le ministre-président de la Région flamande membre du parti séparatiste a ainsi déclaré être jaloux des Catalans. Un autre membre de la N-VA, député belge, a salué la déclaration d’indépendance faite par le parlement catalan et a “encouragé l’Europe et la communauté internationale à respecter cette décision”.

Mais plus encore, le secrétaire d’Etat à l’Asile (lui aussi issu du parti séparatiste flamand) a invité au cours d’une interview à la tv les indépendantistes catalans à venir se réfugier en Belgique. Ce qu’ils ont fait….

Caricature par rapport aux Flamands enviant les Catalans
Le président de la N-VA enviant les Catalans

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